vendredi 6 juin 2008

* Rome, Juin 2008 : De l'argent jeté par les fenêtres !

Une cinquantaine de chefs d’État et de nombreuses ONG à Rome pendant 3 jours pour discuter de l’insécurité alimentaire mondiale : hausse des denrées alimentaires, émeutes de la faim, déficits de production…

RÉSULTAT DES COURSES : des milliers de km en avion, une dépense énergétique pharamineuse, des flots de parole, du temps perdu et une montagne d’argent gaspillé !
Quant à la belle déclaration commune que chacun emportera avec lui à la fin de la « grand-messe », elle ne vaut même pas les arbres qui auront servi à l’imprimer.

IL Y A UNE SOLUTION, simple, peu coûteuse, suffisamment polyvalente pour agir à la fois sur le réchauffement climatique, la pollution en général, la faim dans le monde, les économies d’énergie, le gaspillage des denrées alimentaires et la santé humaine : PROMOUVOIR L’ALIMENTATION VÉGÉTARIENNE.

► Le cerveau humain dispose pour penser d’une centaine de milliards de neurones. Beaucoup semblent dramatiquement sous-employés si l’on en juge par les réflexions de l’honorable Président de la FAO, M. Jacques Diouf, qui s’insurge : « Ce qui est certain, c'est que le fait d'avoir détourné 100 millions de tonnes de céréales vers les biocarburants a eu un impact sur les prix alimentaires ».
Et le fait d’avoir détourné 800 millions de tonnes de céréales vers les animaux d’élevage, M. Diouf, par quel miracle cela n’aurait-il pas d’impact sur les prix alimentaires ? Les chiffres sont consultables sur le site… de l’organisation que vous présidez.

► On attend du bon sens de ceux qui ont un pouvoir de décision, mais il semble que ce soit l’esprit des Shadoks qui domine : « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? ».
Ainsi, La France veut proposer la création d'un groupe international pour la sécurité alimentaire, avec pour secrétariat la « cellule de crise » de l'ONU ; elle veut aussi proposer la création d'une plate-forme scientifique dédiée à la sécurité alimentaire, sur le modèle du Groupe international d'étude sur le climat (GIEC).
Encore quelques milliers de km d’avion en perspective, des dépenses énergétiques incalculables, des flots de parole, du temps perdu et de l’argent gaspillé !
La France, qui entretient plus de 300 millions d’animaux d’élevage, à qui elle consacre les 2/3 de ses terres agricoles et la moitié de sa production céréalière, pour que les gens puissent consommer presque 100 kg de viande par an et contribuer ainsi au « trou » de la Sécurité sociale grâce aux affections qui en résultent… ferait mieux de consacrer son temps, son énergie et son argent à promouvoir l’alimentation végétarienne.

► On nourrira très facilement 9 milliards d’habitants en 2050 si l’on fait juste un petit effort, sans groupes internationaux ni subventions pharaoniques ni restructuration du commerce mondial : IL FAUT SIMPLEMENT SE DONNER LES MOYENS DE PASSER, PETIT A PETIT MAIS DE FAÇON IRRÉVERSIBLE, À UNE ALIMENTATION VÉGÉTARIENNE.

Site : www.vegetarisme.fr -
Contact : avf.medias@vegetarisme.fr
Pétition : www.vegetarisme.fr/petition

ASSOCIATION VÉGÉTARIENNE DE FRANCE

Contact : André Méry (Président) : 06 77 43 64 26 - Alice Rallier (porte-parole) : 06 61 85 94 02

2 commentaires:

jmi a dit…

de toute façon, la nature est bien faite. Si les humains continuent de manger du cadavre, ils en feront partie: entre la maladie de Kreutzfeldjacob (vache folle), la peste porcine, la grippe aviaire (qui ne passe pas la frontière française, héhé), la radioactivité et le piégeage des métaux lourds des poissons, crustacés et autres mollusques filtreurs, il restera de moins en moins de gens pour y gouter, donc moins de chomeurs, moins de politiques, et la planète s'en trouvera allégée. Conclusion, en 2050, soit nous serons végétariens, soit nous ne serons pas 9 milliards. Et de toute façon, la nature sera toujours la plus forte.
Amitiés aux végétariens, et bon courage aux autres.

Alain a dit…

Fin de la faim
C’est un pays d’Afrique, le Sénégal qui a montré au monde de façon éclatante comment obtenir des récoltes abondantes et toute l’eau nécessaire en 1989. Une démonstration magistrale pour sortir un pays des problèmes sans dépendre d’autrui, puisque en plus de remplir sa promesse de grande quantité d’eau et de récoltes, cette même action a eu beaucoup d’autres résultats positifs. Le même continent a su résoudre la guerre civile au Mozambique en 1992, la domination blanche en Afrique du Sud.

Aujourd’hui c’est donc ce pays qui a délégué l’un des siens pour demander l’aide indispensable à la survie du continent. Cela est étonnant. Mais de plus est-ce que cette demande est une bonne assurance vie alors que depuis 50 ans les pays sollicités ont plus l’habitude de se servir en Afrique que de servir l’Afrique pour rattraper les pays occidentaux. Quel espoir peut susciter cette requête ? Et ensuite comment s’y prendre pour résoudre tous les problèmes liés à la santé, à l’exploitation du coltan en Afrique centrale, à la pauvreté, à la piraterie, à la pollution … C’est une histoire sans fin.

Dans ces conditions pourquoi l’Afrique ne reprendrait elle pas la bonne vieille solution qui a permis de résoudre les trois difficultés citées au début de ce texte, puisqu’elle est systématique et si facile à utiliser ? Et l’appliquer à tous les problèmes ? Cette initiative ne dépend que des Africains et personne ne les poussera à le faire. Mais l’espoir réside dans ce genre d’investissement qui à fait ses preuves dans des domaines très variés, dont les résultats ont été mesurés, certifiés tout autour du monde. Les présidents d’alors des trois pays précités approuveraient surement.

C’est probablement pourquoi des personnalités en vue travaillent avec David Lynch pour multiplier de pareilles actions généreuses. Il serait dommage que les Amériques en profitent et que l’Afrique résiste au bien être et à la paix. Quoi qu’il en soit je doute que le salut de l’Afrique vienne de l’extérieur de l’Afrique. Ça ce saurait. Enfin, c’est mon point de vue.