dimanche 15 mars 2009

* Les médiamensonges de Madagascar


Au-delà de votre image "touristique", quels intérêts s'affrontent dans l'île ?
Madonline
Quelle image avez-vous de Madagascar? Celle d'un beau pays, peuplé d'animaux endémiques et de plantes aux formes incroyables. Celle aussi d'un pays pauvre, l'un des plus pauvres du monde en fait. Si vous êtes un observateur un peu intéressé vous saurez également que la si belle nature malgache subit depuis de nombreuses années les effets de l'augmentation drastique de la population. Si vous êtes allé sur place, vous gardez alors également toujours à l'esprit l'accueil chaleureux de cette population malgache, ses sourires, sa disponibilité, malgré les difficultés de la vie quotidienne.
Cette image est cependant tronquée. Derrière le décor se jouent des luttes de pouvoir qui ne s'expliquent que par la richesse même de cette île-continent. Pendant que Didier Ratsiraka était au pouvoir, de 1975 à 2001, rares étaient les reportages relatant ces richesses. De l'or, il y en avait très peu, des pierres peut-être mais semi-précieuses. Les exportations officielles de matières premières étaient extrêmement réduites. Quelques années avant que Didier Ratsiraka soit chassé du pouvoir, sa famille était à la tête de mines de saphir gardées jour et nuit par des milices armées. Pendant ce temps là, le pays s'endettait pour devoir, en 2002, plus de 4 milliards de dollars.

Prenons donc comme acquis que Madagascar est riche en matières premières, en biodiversité, en sites touristiques, en immenses espaces cultivables, en main-d'œuvre, etc. La qualité de son université jouit même d'une bonne renommée régionale. La position géostratégique de l'île en fait aussi un atout.

Trois types de personnes ont donc avantage à maîtriser le pouvoir pour que le développement politique et économique de Madagascar n'ait jamais lieu: les grandes entreprises étrangères qui peuvent profiter de l’exploitation des richesses naturelles à moindre coût ; la mafia malgache constituée de grandes familles s'entraidant pour maîtriser des réseaux de marché noir ; et les individus qui peuvent, en maîtrisant la corruption, faire fructifier leurs petites affaires pour obtenir à moindre frais une qualité de vie qu'ils ne retrouveraient pas ailleurs.

Ce sont ces intérêts-là qui maîtrisent les médias et qui, depuis le début de la crise et même avant, forgent notre vision.
Ravalomanana, l'homme à abattre ?
En 2002, un industriel hors des cercles habituels est parvenu à se faire élire grâce à sa notoriété, notoriété accumulée au travers de ses produits laitiers distribués dans tout le pays. Il devait aussi son élection à sa fortune qui lui a permis d'envoyer des émissaires dans tous les bureaux de vote pour déjouer les systèmes de manipulation des résultats.

Alors que l'ensemble de l'opposition contestait son élection depuis le début mais également après que son parti ait gagné les législatives puis les communales, les médias français l'ont tout de suite dépeint comme un arriviste, un nouveau-riche sans envergure.

Ravalomanana est pourtant l'un des très rares industriels malgaches ayant fait prospérer une industrie dans le pays. Il est l'un des seuls, sinon le seul, à ré-investir dans ce pays. Elu maire de la capitale, il est parvenu à transformer son visage en quelques années.

Après avoir finalisé les accords permettant à Madagascar d'effacer une grande partie de ses dettes, Marc Ravalomanana a très tôt mis sur pied un système de gestion et de contrôle des actions du gouvernement d'une rare qualité: le Madagascar Action Plan (1). Qui en a parlé dans nos médias ?

Durant son premier mandat, Marc Ravalomanana a déjà essuyé une tentative d'assassinat orchestrée par Pety Rakotoniaina, alors maire de Fianarantsoa, et par le général Randrianafidisoa dit « Fidy », le 18 novembre 2006, à la veille des élections présidentielles (2).
Cette tentative de coup d'État fut soutenue par de nombreux « opposants » qui pour la plupart n'obtiendront même pas le minimum de voix pour se voir retourner leur caution. Ce sont ces mêmes opposants que l'on retrouve autour de Andry Rajoelina aujourd'hui. Citons par exemple Monja Roindefo qui, après avoir obtenu 29 voix sur toute l’île en 2006, a été proclamé « Premier ministre » du « gouvernement de transition » de Rajoelina.


Andry Rajoelina, la dernière carte

L'élection à la mairie d'Antanananarivo d'Andry Rajoelina en 2007 a été initialement saluée par de nombreux observateurs comme un signe de la pluralité politique à Madagascar. Les Tananariviens critiquaient la gestion de l'ancien maire du parti présidentiel. Ils ont massivement boudé les urnes.

Jeune entrepreneur audacieux, ancien DJ de boite de nuit huppé, Andry Rajoelina jouissait d'une certaine popularité notamment auprès des jeunes. Plusieurs observateurs politiques ont cependant remarqué en 2008 un changement de comportement avec le retour sur le devant de la scène de plusieurs « vieux caïmans », proches de Didier Ratsiraka et des familles mafieuses. Les brouilles se sont multipliées jusqu'à la diffusion, à la mi-décembre et sur la chaîne privée appartenant au maire, d'une interview de l'ancien président en exil appelant à la désobéissance civile. Cette diffusion a été jugée comme portant atteinte à la sécurité de l'Etat et a conduit à la fermeture de la station.

Les médias ont présenté cette fermeture comme une atteinte à la liberté de la presse. Mais ils se sont bien gardés d'indiquer ce qu'avait dit l'ancien président dans cette interview réalisée en France, pays dans lequel il est autorisé à séjourner sous réserve de s'abstenir de toute activité politique.

Utilisant le prétexte de la fermeture de la télévision Viva, Andry Rajoelina a tout de suite émis un ultimatum auprès du pouvoir en demandant sa ré-ouverture et la démission de ministres sans quoi, « après le 13 janvier, il ne répondrait plus de ce qui allait arriver ». Parallèlement, une réelle campagne de diabolisation du Président était lancée profitant de deux autres faits divers: la prospection de terrain agraire par une société Sud-Coréenne et l'achat d'un nouvel avion présidentiel remplaçant l'ancien.

Dans les médias, le mouvement d'Andry Rajoelina a été montré, depuis le début et jusqu'aux derniers rebondissements de la mi-mars, comme une contestation populaire du pouvoir, le cri d'un peuple voulant se débarrasser de son président.

Si, jusqu’au 24 janvier, une partie de la population pensait encore participer à une manifestation contre la vie chère, cela n'était plus possible dès le 26, après que les manifestants eurent détruit des bâtiments stratégiques et pillé des magasins de produits de première nécessité. Les jours qui suivirent, le mouvement ne comptait plus que quelques milliers de partisans. Pourtant les journalistes français se pressaient au portillon pour interviewer le « jeune président », tout comme les diplomates et jusqu'à l'émissaire des affaires étrangères françaises, M. Joyandet.
Toutes les dépêches et tous les reportages de la radio et des télévisons de France Monde (France 24, RFI…) étaient au diapason. Plusieurs interviews de Andry Rajoelina, plusieurs dizaines de minutes d'explication justifiant son mouvement. Quelques secondes seulement pour le véritable Président de la République, Marc Ravalomanana.

Le parti présidentiel a organisé successivement deux meetings pacifiques regroupant jusqu’à 50 000 personnes au stade de Mahamasina (3). La seule explication présentée par le JT de France 2 : le président a payé l'assistance. « Témoignage » douteux. Pas de preuve.

Lorsque le 7 février Andry Rajoelina enjoint ses partisans à prendre possession du palais présidentiel d’Ambohitsorohitra et que cette tentative se solde par la mort de plusieurs dizaines de personnes, les médias accusent aussitôt le Président d'avoir fait massacrer des manifestants. Si l'on peut regretter le résultats et condamner la manière dont les forces de l'ordre ont réagi, la mise en accusation du Président dans cette affaire est un raccourci trop facile. Tout le monde savait ce qui allait arriver. On se demandait seulement comment? La presse n'a pas fait un large écho du fait que le Président a, dès le lendemain, demandé à ce qu'une commission d'enquête indépendante fasse la lumière sur les circonstances du drame.


Les « causes officielles » de la crise

Depuis le début de la crise, les reproches adressés par Andry Rajoelina sont présentés comme autant de vérités que les médias s'abstiennent de chercher à vérifier.
Présentée comme un fait avéré, la nouvelle du prétendu « don » de 1.3 million d'hectares de terrain agraire à la société Daewoo a fait le tour du monde en quelques jours (4). Des démentis ont été publiés dès le lendemain par la Présidence et par la société Daewoo (5) mais ils n'ont pas eu le même écho. Cette affaire a été utilisée par Andry Rajoelina pour justifier son mouvement.

L'achat d'un avion présidentiel de 60 millions de dollars a également fait grincer des dents. Ce qu'on oublie de dire, c'est que de nombreux pays possèdent de tels avions et que cela est d'autant plus utile à Madagascar qu'il y a très peu de routes et encore moins de voies aériennes internationales. Un avion est le seul moyen pour le Président de s'affranchir de la dépendance aux bailleurs de fonds ou à la France. Ce qu'on a oublié de dire également, c'est que l'avion précédent a été cédé à la compagnie aérienne nationale qui en avait un besoin urgent (6).

Andry Rajoelina reproche également au Président de mélanger les affaires de l'État avec ses propres affaires, mais il se garde bien de dire clairement ce qu'il pourrait y avoir d'illégal dans les agissements du Président (et il pense encore moins ester en justice…)

Finalement, la presse étrangère continue à faire l'impasse sur les réalisations du gouvernement ces dernières années (7). Ces réalisations restent cependant la meilleure carte du Président et la raison pour laquelle la population reste soudée derrière celui qu'elle considère comme un héros national. Des gens portent encore les T-shirts « électoraux » dans les rues…


Le recours à la force

La prise d'otages dans des écoles publiques puis au lycée français d'Antananarivo (8) a marqué un tournant dans la situation. Andry Rajoelina ne pouvait dès lors plus être considéré comme une carte valable. Après s'être caché plusieurs jours, il est réapparu « sous la protection de l'ONU, de la France et du Vatican » dans un joli imbroglio diplomatique: il aurait peur d'être arrêté.

Quelques jours auparavant, dès le 4 mars, les forces de l'ordre avaient enfin commencé à faire leur devoir pour rétablir l'ordre. Plusieurs manifestants étaient arrêtés, des pillards désarmés. La presse française parlait de « répression ».

Ce que nous cachent encore les médias c'est que, depuis le début de la crise et de manière de plus en plus intense, ce sont les proches du Président qui font l'objet de menaces et qui sont obligés de vivre cachés: les journalistes de l'anicenne télévision du président, mise à sac le 26 janvier, les membres dirigeants du parti présidentiel, les ministres, le Président de la Délégation Spéciale ayant remplacé le maire déchu. La maison de ce dernier a récemment été incendiée par les partisans de Rajoelina(9). Aucune mention n'a été faite sur le fait que les artistes malgaches qui devaient se produire lors des meetings en faveur du président auraient reçu des menaces (10).

Aucune mention sur le fait que, régulièrement, la radio d'Andry Rajoelina diffusait des menaces à peine voilées envers des personnes ciblées. Aucune enquête n'est faite auprès des familles malgaches qui vivent dans l'anxiété la plus totale depuis bientôt deux mois. Andry Rajoelina n'a donc rien à craindre du Président qui a promis plusieurs fois qu'il ne serait pas inquiété (11).

Le jeudi 12 mars devait marquer le début d'assises nationales placées sous la médiation d'un émissaire de l'ONU et du conseil des églises chrétiennes. Le Président avait accepté d'y participer et d'écouter les doléances de l'opposition. Andry Rajoelina a fait savoir qu'il boycotterait ces assises (12). Pendant ce temps, une fraction de l'armée malgache se mutinait. La sécurité des biens et des personnes n'étaient plus assurées. Un meeting en faveur du Président se terminait mercredi soir par des tirs sur plusieurs manifestants poursuivis, selon des témoins, par des soldats mutins (13). Pas un mot dans les médias français.

Ou presque. Mercredi soir, France 24 posait la question de savoir si les soldats mutins qui quadrillaient la ville poursuivaient les pillards ou les manifestants pro Ravalomanana. La télévision montrait le corps d'un manifestant tué par balles.

(1) site officiel gouvernemental : http://www.map.gov.mg
(2) http://en.wikipedia.org/wiki/2006_Malagasy_coup_d%27%C3%A9tat_attempt
(3) http://www.topmada.com/2009/02/11/gros-succes-de-la-manifestation-pacifique-au-stade-de-mahamasina/ ainsi que http://www.topmada.com/2009/02/14/fil-des-evenements-du-samedi-14-fevrier/
(4) "Daewoo to cultivate land for free", Financial Times, 19.11.09
(5) source Ministère de l’Agriculture : http://www.maep.gov.mg/dossiers.html
(6) http://www.midi-madagasikara.mg/midi/index.php?option=com_content&task=view&id=9412
(7) rapport du MAP sur le site officiel du Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie : http://www.meci.gov.mg/index.php?option=com_docman&task=cat_view&gid=183
(8) http://www.topmada.com/2009/03/06/les-eleves-du-lft-bloques-par-des-partisans-dandry-rajoelina/
(9) http://www.topmada.com/2009/03/10/flash-infos-du-mardi-10-mars/
(10) http://www.madagascar-tribune.com/L-exception-et-la-regle,11111.html
(11) http://www.madagascar-tribune.com/Suspension-des-manifestations-de,11198.html
(12) http://www.topmada.com/2009/03/11/andry-rajoelina-boycotte-les-assises-et-met-lonu-et-la-france-dans-une-position-delicate/
(13) http://www.topmada.com/2009/03/11/flash-infos-du-mercredi-11-mars/

* La biometrie, inviolable?

L'identification automatique de l'homme basée sur la reconnaissance de ses particularités physiques est en passe de transformer notre société. Développées dès le XIXe siècle par la police, ces méthodes, à l'époque essentiellement fondées sur les empreintes digitales, étaient destinées à lutter contre la criminalité. En plein essor, l'industrie biométrique voit désormais s'ouvrir un énorme marché, surtout depuis le 11-Septembre. Les aéroports, les foyers d'immigrés, les stades... mais aussi de plus en plus les entreprises privées, s'équipent de systèmes de reconnaissance de l'iris, du visage, des veines ou du contour de la main. D'après des études, les usagers semblent accepter cette intrusion, rassurés par la supposée inviolabilité des systèmes. Mais la biométrie est-elle vraiment infaillible ? De jeunes hackers allemands prouvent le contraire : armés d'un bouchon en plastique, de glu, d'un ordinateur et d'une colle spéciale, ils se créent de fausses empreintes digitales et passent les contrôles en toute tranquillité...

samedi 14 mars 2009

* Le peuple et Chavez

Historique de la révolution pacifique Bolivarienne au Vénézuela, où la (pseudo) démocratie représentative (telle qu'elle existe en France) a laissé place à une démocratie participative, où les décisions émanent véritablement du peuple.

1ère partie


2ème partie


3ème partie

* Y-a-t-il le choix?

Entre :

Le passé


et :

L'avenir

* NATO game over

21 mars 2009 : Une action de désobéissance civile
NATO GAME OVER est une action de désobéissance civile. Nous essaierons de rentrer sur le terrain de l'OTAN (à Bruxelles) en vue d'y fermer les portes, les fenêtres et les entrées principales. Nous commettrons donc un petit délit et ce, en vue de prévenir d'un plus grand crime de guerre. Nous sommes ainsi soutenus par le droit international.

Otan emporte le vent sème tempête du désert
Autant de chirurgie kosovare pour animer le JT à l’heure du dessert
Otan d’afghan valent combien d’occidentaux, quelle est la valeur de la mort et combien vaut un crime ?
Au tendancieux gouvernements qui pronent l’ingérence
Répondons avec audace en brisant leur cadence
Au tant et si bien qu’ils envahissent les pays
Nous nous inviterons chez eux pour leur rappeler notre avis
La différence entre eux et nous c’est que nous sommes non violents
Pacifiques activistes un tantinet insolent
L’idée du NATO game over est claire :
Aller fermer l’OTAN, anéantir leurs projets d’attaque nucléaire !
Pour cela : se munir d’une tenue tout terrain
D’une échelle de corde
D’un morceau de tapis plein
Et d’assez de passivité pour ne pas courir lorsque les flics envoient leurs hordes
Ne pas oublier son picnic
Et de la lecture au cas où
Si tu aimes la musique
Tu peux toujours prendre ton gazou
Pendant la guerre froide l’otan faisait la course
Aux armements
Alors que le 1/3monde y faisait ses courses
A l’équipement
Lutter contre le communisme justifiait déjà les pires crimes
De nos jours c’est grace au pseudo terrorisme que l’otan se dit légitime
Mais ce n’est qu’un leurre pour continuer à sponsoriser leur complexe militaro industriel
C’est tes impots, les miens les notres qui font vivre cette organisation archaique aux armes non conventionnelles
Au XXeme siècle, l’histoire s’est accélérée
Les meurtres de masses se sont multipliés,
Début XXIème ils veulent déjà nous faire plier
Pour eux le peuple n’est bon qu’a être otanasié
Un bâillon dans la bouche
La zappette dans la main
Le consumériste se couche
Inconscient de s’etre fait brisé les reins
Otan otan otan
Otan emporte le vent sème tempete du désert
Retour au temps des croisades, l’afghanistan c’etait hier
Le futur devient l’iran, la fermeture
Et pour finir une large union douanière
L’Otan se fiche des votants,
Nous nargue en rotant
S’envole en pelotant
Le corps morne de l’occident
Game over stop eject off
Casser cette logique
Devient un principe éthique
Leur mythe est en toc
Leur tactique une breloque
Ils y croient comme le roc
Et veulent faire de l’europe
La base arrière de leur choc

Guerre d’Afghanistan, bouclier anti missile
Base américaines, pour eux tout parait si facile
Face à cela nous, nous avons la désobéissance civile
Leur rappeler qu’ici bas
Au vit au dessus de leurs débats
On sait c’qu’on veut mais aussi ce qu’on ne veut pas

Alors viens et ramène tes potes
Parles en a ta voisine
Prends ton agenda et puis note
Samedi 21mars 2009
Rendez vous 10h30
86 rue Gallait
A Schaerbeek
En majuscule s’il te plait
NATO GAME OVER

* Les médias et les attentats du 11.09

Qu'arrive-t-il lorsqu'on demande aux médias d'enquêter sur les attentats du 11 Septembre 2001?

Dans cet extrait, Jack Blood, présentateur du Radio-Show "Deadline Live" interview Tim Russert (7 mai 1950 – 13 juin 2008), journaliste de télévision américain, chef du bureau de Washington de NBC et juriste.
Il est plus connu comme le présentateur 16 ans durant du programme politique Meet the Press sur NBC. Personnage influent, il était redouté des hommes politiques américains.

Cependant, malgré cela, lorsque Jack Blood aborde les questions entourant le 11/9, questions soulevées par des personnalités comme Morgan Reynolds, Ray McGovern, Paul Craig Roberts (voir http://vigli.org ), ainsi que sur le manque d'informations attendues par les citoyens et d'investigations de la part des journalistes sur le sujet, Tim Russert répond: "J'ai présenté la Vérité telle que je la voyais." puis raccroche...

Un silence qui en dit beaucoup ...

Ces derniers temps, nous aurons pu voir des dossiers, des "enquêtes" menées sur les "conspirationnistes", comme le documentaire de D.Mermet pour Canal+, qui ne répondent toujours pas aux questions sur les événements mais qui se focalisent sur des personnages douteux dans le but d'accréditer les thèses mensongères d'un mouvement dit "négationnistes" ou "antisémites" par les mass-médias.

Et lorsqu'un dossier d'investigation est proposé, comme ce le fût sur Rue89, avec Désintox 9/11 (http://www.rue89.com/desintox-11-septembre-2001/2009/02/04/le-vrai-et-tous-les-faux-complots-du-11-septembre), les champs d'investigations sont tronqués et des témoignages comme des informations sont ommis, modifiant alors les conclusions finales dans la même ligne que le Rapport Final de la Commission d'Enquête sur le 11 Sept. 2001.

¤ Plus d'infos sur : www.reopen911.info
¤ Le Groupe Facebook : http://www.facebook.com/group.php?gid=26665320896

jeudi 12 mars 2009

* La réalité de la crise

Revue de Presse par Pierre Jovanovic du 10 au 12 Mars 2009

(Pris sur le blog : http://www.jovanovic.com/blog.htm)

QUAND LES BANQUIERS SE SERRENT LES COUDES: AIG et SOCIETE GENERALE

"Camarades banquiers de tous les pays, unissez-vous". Le Wall street journal a révélé que 50 des 173 milliards de dollars pour sauver AIG sont aussitôt repartis dans d'autres banques: Société Générale-Calyon, Goldman Sachs, Deutsche Bank, Merrill Lynch, Barclays, Rabobank, Danske, HSBC, RBS, Santander, Morgan Stanley, Wachovia, Bank of America, et Lloyds "afin que l'infection ne se propage pas". Les Allemands de la Deusche Bank ont eu 6 milliards et la Société Générale-Calyon 6,6 milliards. Y a pas à dire, entre banquiers on se serre les coudes, surtout avec l'argent gratuit... L'article du Wall Street est là.

CHUTE ANNONCEE DE L'EURO ET DE LA LETTONIE
Garry White, du Telegraph de Londres, annonce une très mauvaise nouvelle: le cours de l'euro va baisser dans les mois à venir car les banques et les traders parient sur la chute de l'euro... Mais qui veut la chute de l'euro ? Suivez mon regard... Pourtant, s'il y a bien une monnaie qui ne vaut plus un kopeck aujourd'hui c'est bien le dollar. Cependant l'analyse du New York Times est très pertinente... Mais celle d'Ambrose Evans-Pritchard est redoutable: lui, il explique aujourd'hui que la situation de l'Eurozone est "catastrophique". Comme je n'ai pas envie d'en rajouter une couche supplémentaire, j'attire simplement votre attention sur une déclaration du premier ministre Letton qui a annoncé la banqueroute de son pays pour juin 2009 s'il n'est pas aidé par le FMI.


IL N'Y A PAS DE CRISE EN FRANCE VOUS DISENT LES MEDIAS !!!
La presse vous prend pour des imbéciles pour ne pas dire autre chose. La France n'est pas touchée, ou si peu. Pourtant, La Poste vient d'annoncer une baisse de son bénéfice 2008 de 40% à cause de la crise. 40% ! Vous, en lisant ce blog, vous savez depuis plusieurs mois que la Poste Américaine et la Poste Anglaise vivent une crise jamais vue depuis qu'elles existent au point que le receveur US voulait supprimer le samedi pour pouvoir payer les salaires (voir les archives). Mais, en France la crise ne passe pas. La désinformation en revanche, elle, passe bien.


LE PETIT CANARI EST MORT
CNBC et Gerland Celente avaient raison sur "les prochaines bulles qui vont exploser", à savoir les cartes de crédit. Bloomberg, dans un immense article, rapporte que les impayés sur Visa et Mastercard ONT FRANCHI LE SEUIL DE LA HAUSSE ALARMANTE, ce qui a forcé les banques à provisionner des sommes colossales pour parer aux pertes, qui risquent de leur coûter autant que les subprimes. Bloomberg a titré le papier "Credit Cards Raise "Canary in Coal Mine" Alert at Canada Banks". Le canari, c'est celui que les mineurs descendaient avec eux au fond de la mine. En cas de grisou, le canari était le premier à mourir, et les mineurs remontaient à toute vitesse. Là, le canari des banquiers canadiens est mort sous le poids de la dette et les banquiers cherchent des abris. Juste pour le détail: ces mêmes banques ont envoyé, pendant 15 ans, des dizaines de Visa et de Mastercard, avec 4000 dollars de pouvoir d'achat sur chaque, à des centaines de millions de gens qui n'avaient strictement rien demandé. Et maintenant, ils pleurent.


L'ARNAQUE DU MOIS: LE MEMO DE LA VAMPIRE-BANK
Incroyable: Citibank se flatte d'avoir gagné 2 milliards de dollars dans un pseudo-memo secret, en oubliant de dire que la banque avait reçu 50 milliards de dollars pour la sauver de la faillite. Et cela a suffi à Wall Street pour se lancer dans une frénésie d'achat alors qu'au même moment, des centaines de milliers de familles perdent leur maison partout dans le monde (121.000 en février aux US). Vous vous rendez compte de l'arnaque ??? C'est comme si vous annonciez à votre femme: "chérie, ce mois-ci on a gagné 4.000 euros", oubliant de dire que toutes vos factures, dépenses et échéances ont été payés par le Trésor Public chaque mois depuis 6 mois. On vit une époque totalement folle. Du coup, les bonus se sont mis à pleuvoir: le patron de la Wells Fargo Bank s'est joyeusement versé une prime de 13,8 millions de dollars (1,2 million de plus qu'en 2007 !) et son adjoint 3,7 millions. Et je n'ose pas vous parler du bonus du patron d'Amex ! (voir le Wall Street Journal) C'est vraiment bien la vie de vampire. Ah, j'oubliais: l'UBS a rajouté 1 milliard de dollars de pertes à toutes ses pertes de 2008, et HSBC veut se recapitaliser de... 18 milliards.